dimanche 4 mars 2007

Le Gardasil et les parents américains

Vendredi 2 mars, le Washington Post publie un court article informant ses lecteurs d'une décision du gouverneur de Virginie: toutes les jeunes filles entrant en sixième seront vaccinées contre le HPV… sauf si leurs parents ne sont pas d'accord. Le lendemain, le même journal consacre une enquête à ces parents inquiets et donne la parole au président du Comité fédéral américain en charge de la vaccination : "le message que nous envoyons aux parents est très important. Sommes-nous en train de créer une culture de refus des vaccins?" Un autre expert explique que "les législateurs devraient être suffisamment sages pour reconnaître la façon dont souffle le vent de l'opinion et mettre en place une puissante campagne d'éducation avant d'insister sur le caractère obligatoire de cette vaccination." Enfin, un conseiller des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) se demande si, en fait, "les Etats ont le budget nécessaire" et, surtout, "si on ne risque pas de voir l'entrée de l'école refusée aux enfants dont les parents ne pourraient pas payer le vaccin."
Sur le Web, les proches de jeunes femmes décédées d'un cancer du col font entendre une autre voix: le site I hate tumors, par exemple, milite pour la vaccination et met en images les grandes dates de l'histoire de ce cancer, depuis l'Egypte ancienne jusqu'à l'arrivée sur le marché du Gardasil, une histoire qui "trouvera son point final lorsqu'il n'y aura plus de décès par cancer du col de l'utérus."