mardi 24 avril 2007
Avortement et cancer du sein
Alors que la Cour Suprême des Etats-Unis vient de rendre un avis controversé sur l'avortement, un article paru dans Archives of Internal Medicine relance le débat en démontrant, à partir d'une étude prospective démarrée en 1993 avec plus de 100 000 femmes et analysée jusqu'en 2003, que, "au sein de cette population de femmes en majorité non ménopausées, avortement et fausse couche ne sont pas liés à l'incidence du cancer du sein."
Dans le New York Times, un professeur de biologie et d'endocrinologie se déclare peu convaincu : il estime que l'étude est biaisée parce que, pour prendre en compte le temps de développement d'un cancer, les auteurs n'auraient dû comptabiliser que les avortements anciens (l'argument est aussi repris dans le Los Angeles Times). La responsable de l'étude rétorque que, dans ses données, la plupart des avortements ont eu lieu plus de dix ans avant le diagnostic de cancer du sein. Mais elle reconnaît aussi qu'il faut être prudent dans l'interprétation des données et, notamment dans la comparaison des risques, ne pas oublier "les bénéfices dont auraient pu bénéficier, vis-à-vis du cancer du sein, les femmes ayant mené leur grossesse à terme."
Dans le New York Times, un professeur de biologie et d'endocrinologie se déclare peu convaincu : il estime que l'étude est biaisée parce que, pour prendre en compte le temps de développement d'un cancer, les auteurs n'auraient dû comptabiliser que les avortements anciens (l'argument est aussi repris dans le Los Angeles Times). La responsable de l'étude rétorque que, dans ses données, la plupart des avortements ont eu lieu plus de dix ans avant le diagnostic de cancer du sein. Mais elle reconnaît aussi qu'il faut être prudent dans l'interprétation des données et, notamment dans la comparaison des risques, ne pas oublier "les bénéfices dont auraient pu bénéficier, vis-à-vis du cancer du sein, les femmes ayant mené leur grossesse à terme."