mercredi 18 avril 2007
Visions croisées
Le Monde se fait l'écho d'un article publié dans Proceedings of the National Academy of Sciences par une équipe française, émanant notamment du Cancéropôle du Grand-Est, à propos de l'identification d'une "série de mécanimes moléculaires jusqu'à maintenant inconnus qui semblent directement impliqués dans les processus cancéreux." Si, pour Le Monde, "cette découverte laisse espérer de nouvelles avancées pour le diagnostic et la thérapie des cancers", elle viendrait aussi, "après une série de résultats récents dans le domaine des cellules souches ou des neurosciences, démontrer, à l'échelon génétique cette fois, l'existence d'une complexité et d'une plasticité dont on n'avait jusqu'alors aucune idée."
En contrepoint, certains scientifiques adoptent une vision "évolutionniste" du cancer, comme l'explique Jarle Breivik, un professeur norvégien dont les travaux ont été repris dans un article récent de Scientific American (pdf, 8 p.). Sous un titre provocateur, No Solution to Cancer, il décrit, avec deux schémas simplifiés, pourquoi le cancer est une conséquence naturelle de l'évolution humaine et se livre à cette prédiction : "d'après ce que nous savons de la dynamique de l'évolution, je pense qu'il est impossible de trouver une solution thérapeutique au cancer. Le problème fondamental est que nous sommes pris au piège d'un corps que les gènes ont façonné pour être jetable"...
En contrepoint, certains scientifiques adoptent une vision "évolutionniste" du cancer, comme l'explique Jarle Breivik, un professeur norvégien dont les travaux ont été repris dans un article récent de Scientific American (pdf, 8 p.). Sous un titre provocateur, No Solution to Cancer, il décrit, avec deux schémas simplifiés, pourquoi le cancer est une conséquence naturelle de l'évolution humaine et se livre à cette prédiction : "d'après ce que nous savons de la dynamique de l'évolution, je pense qu'il est impossible de trouver une solution thérapeutique au cancer. Le problème fondamental est que nous sommes pris au piège d'un corps que les gènes ont façonné pour être jetable"...