mercredi 9 mai 2007

Dépister le cancer de la prostate : nouvelles recommandations?

Selon le New York Times, l'Association américaine d'urologie s'apprête à publier de nouvelles recommandations sur l'usage du dosage du PSA, l'antigène spécifique de la prostate, pour dépister ce cancer. Si ce test est aujourd'hui controversé, un urologue plaide en faveur de son utilité en rappelant que, "depuis 1992, aux Etats-Unis, on a enregistré une baisse de 30% dans la mortalité standardisée sur l'âge par cancer de la prostate, alors qu'il n'y a eu aucun progrès spectaculaire dans le traitement de la maladie à un stade avancé". Mais, comme le mentionne l'article, cet argument est à mettre en balance avec une autre observation : "de nombreuses biopsies sont pratiquées sur des hommes qui n'ont pas de cancer -environ 70% des hommes dont le niveau de PSA est élevé- et des opérations chirurgicales invalidantes sont réalisées sur des hommes dont le cancer ne serait jamais devenu une menace au cours de leur vie."
Les nouvelles recommandations ne seraient plus fondées sur le niveau du PSA à un instant donné, mais sur le rythme de son évolution : les urologues américains souhaiteraient ainsi réaliser un premier test à l'âge de 40 ans pour obtenir un niveau de référence, répéter le test à 45 et 50 ans, puis le pratiquer annuellement jusqu'à 70 ans...