mercredi 23 mai 2007

Essai comparatif

Dans le British Medical Journal, une équipe de quinze auteurs italiens, avec un unique collègue anglais, publie les résultats d'un essai comparatif entre deux technologies utilisées dans le dépistage du col de l'utérus, la cytologie conventionnelle et la cytologie en phase liquide. Plus de 45 000 femmes ont participé à l'étude dont la conclusion est ambigüe: "la cytologie en phase liquide n'a montré aucune différence statistiquement significative en termes de sensibilité par rapport à la cytologie conventionnelle pour la détection des néoplasies intraépithéliales du col de l'utérus de grade 2 ou plus. Des résultats plus positifs ont cependant été obtenus, entraînant une plus faible valeur prédictive positive. Une forte réduction des frottis insatisfaisants est évidente."
Curieuse coïncidence, la même semaine, Jack Cuzick, le coauteur anglais de cette étude, fait l'objet d'un portrait dans The Lancet. Mathématicien de formation, ce professeur d'épidémiologie formule diverses propositions d'ouverture: "les gens qui font des essais cliniques ont tendance à n'avoir aucun intérêt dans l'étiologie. Parvenir à mieux combattre ce type de cloisonnement engendrerait de grands bénéfices pour la détection précoce et la prévention des cancers." De même, "les gens qui font du dépistage devraient travailler aussi sur l'identification des facteurs de risques... Les programmes d'observation du cancer du sein, par exemple, devraient accroître leur rôle et s'établir en centres de prévention."