jeudi 3 mai 2007
Inégalités américaines et méconnaissance britannique
Le Washington Post se fait l'écho d'un rapport, rédigé sous l'égide de l'association Susan G. Komen for the Cure, qui "révèle l'injustice en matière de mortalité par cancer du sein dans huit des communautés les plus affectées aux Etats-Unis" et, notamment, pointe les obstacles au traitement auxquels font face les femmes les plus défavorisées. L'article cite un ancien directeur du Center to Reduce Cancer Health Disparities, au National Cancer Institute : "cela ne suffit pas de subir un examen, cela ne suffit pas qu'on trouve quelque chose. Il faut ensuite se faire traiter pour ce quelque chose". Et Harold Freeman de plaider pour la généralisation des "navigateurs pour patientes", sortes de guides ou coachs personnels pour aider les femmes défavorisées à "naviguer" dans le système de soins. Selon le Washington Post, "à Harlem, les taux de survie à cinq ans après le diagnostic ont presque doublé après que Freeman y ait lancé un programme avec ces navigateurs."
Au Royaume-Uni, l'association Cancer Research UK se désole du résultat d'un sondage : "un pour cent seulement des femmes savent que les plus âgées -80 ans et plus- ont les plus forts risques de développer un cancer du sein. Plus ennuyeux encore, 56% des femmes pensent à tort que l'âge n'affecte pas le risque de cancer du sein." Cette ignorance est, semble-t-il, mise sur le compte des médias, qui se focaliseraient trop sur les cas de jeunes stars atteintes par la maladie, et sur les programmes de dépistage organisé qui n'invitent pas les femmes après 70 ans.
Au Royaume-Uni, l'association Cancer Research UK se désole du résultat d'un sondage : "un pour cent seulement des femmes savent que les plus âgées -80 ans et plus- ont les plus forts risques de développer un cancer du sein. Plus ennuyeux encore, 56% des femmes pensent à tort que l'âge n'affecte pas le risque de cancer du sein." Cette ignorance est, semble-t-il, mise sur le compte des médias, qui se focaliseraient trop sur les cas de jeunes stars atteintes par la maladie, et sur les programmes de dépistage organisé qui n'invitent pas les femmes après 70 ans.