lundi 18 juin 2007

e-médecine

Dans le New England Journal of Medecine (NEJM), un article de "Perspective" traite de "la communication entre médecins et patients à l'ère de l'e-médecine". Son auteur décèle "une révolution tranquille" à l'oeuvre, impulsée notamment par l'usage de l'e-mail et des web-consultations. Mais il avertit ses collègues: "les médecins devront développer leurs capacités d'écriture pour communiquer de façon simple, claire et compatissante avec leurs patients".
Dans le même numéro du NEJM, un médecin new-yorkais, qui travaille dans un hôpital pour patients défavorisés, déplore l'absence de dossiers médicaux électroniques dans sa pratique: "l'information est vitale pour fournir des soins de qualité mais, trop souvent, l'amélioration de nos systèmes d'information n'est pas considérée comme une priorité. Dans notre formation, la pratique de la médecine "fondée sur les preuves" est mise en exergue. On attend de nous que nous soyons au courant de toute la littérature actuelle sur les médicaments, les procédures et les méthodes d'imagerie, mais tout cela ne sert à rien si les défaillances du système de communication nous empêchent de traduire ces connaissances en pratique clinique."
Enfin, dans un long article, deux auteurs américains s'attaquent au sujet global des technologies de l'information en santé (Health Information Technology ou HIT) en tentant de répondre à cinq questions : "les HIT, c'est quoi exactement? Que savons-nous de leurs bénéfices et de leurs risques? Quel est la prévalence de leur usage actuellement? Que font les décideurs pour encourager ou gérer leur dissémination? Enfin, que réserve l'avenir aux HIT dans la médecine américaine?"