lundi 11 juin 2007
Echos de l'ASCO (suite)
A leur tour, les hebdomadaires tirent le bilan du méga-congrès de l'ASCO. Pour The Economist, par exemple, "les médicaments dirigés sur des cibles moléculaires précises améliorent la survie des patients atteints de cancer, mais il leur reste à tenir toutes leurs promesses". L'article met notamment l'accent sur la difficulté à développer des tests de diagnostic moléculaire qui permettent de prédire la réponse des patients à tel ou tel médicament. Avec le ton caustique qui caractérise le magazine, sa conclusion a valeur de leçon : "tout ceci montre que ce qui, en théorie, paraît propre et simple peut, en pratique, se révéler très compliqué." Comme le montre le New York Times, la leçon s'applique aussi à la fabrication des médicaments issus des biotechnologies, dont le processus s'apparenterait à celui du vin (le graphique interactif accompagnant l'article vaut le détour).
Business Week, qui s'intéresse davantage aux aspects industriels et économiques de l'ASCO, n'annonce aucune avancée spectaculaire, mais prédit que "le marché mondial des médicaments contre le cancer augmentera de 17 à 20% par an jusqu'en 2010, où il atteindra entre 62 et 70 milliards de dollars". Dans un second article, son envoyée spéciale parie sur l'année prochaine "qui devrait très intéressante", en relayant "le buzz qui agite médecins et chercheurs sur une nouvelle classe d'inhibiteurs ciblant la résistance des tumeurs aux traitements".
En France, le quotidien La Dépêche du Midi a interrogé, à son retour de l'ASCO, le directeur du centre Claudius Regaud qui explique que "nous sommes à un tournant". Dans sa conclusion, le journaliste pointe l'interview que le président de l'INCa a accordé à Libération (voir ce billet) et y décèle "un pavé dans la mare lancé par Dominique Maraninchi."
Business Week, qui s'intéresse davantage aux aspects industriels et économiques de l'ASCO, n'annonce aucune avancée spectaculaire, mais prédit que "le marché mondial des médicaments contre le cancer augmentera de 17 à 20% par an jusqu'en 2010, où il atteindra entre 62 et 70 milliards de dollars". Dans un second article, son envoyée spéciale parie sur l'année prochaine "qui devrait très intéressante", en relayant "le buzz qui agite médecins et chercheurs sur une nouvelle classe d'inhibiteurs ciblant la résistance des tumeurs aux traitements".
En France, le quotidien La Dépêche du Midi a interrogé, à son retour de l'ASCO, le directeur du centre Claudius Regaud qui explique que "nous sommes à un tournant". Dans sa conclusion, le journaliste pointe l'interview que le président de l'INCa a accordé à Libération (voir ce billet) et y décèle "un pavé dans la mare lancé par Dominique Maraninchi."