lundi 4 juin 2007
Echos de l'ASCO
Dr. Len, le médecin blogueur de l'American Cancer Society, est un vieux routier de la conférence annuelle de l'American Society of Clinical Society (ACSO) : il se souvient que, à ses débuts dans la carrière, dans les années 1970, "c'était une petite conférence, avec deux cents participants. [...] On savait quelles seraient les présentations importantes et il n'y avait aucun stand pour distraire notre attention." Aujourd'hui, les participants se comptent en dizaines de milliers, venant souvent de l'étranger, et des halls entiers sont occupés par des stands commerciaux. Le programme est si imposant qu'il "n'y a aucun moyen d'identifier les présentations intéressantes, les endroits où investir son temps."
Dimanche matin, Len "n'avait pas encore trouvé ce qui pourrait faire événement cette année". Les thérapies ciblées, qui avaient créé l'excitation il y a peu, "font désormais partie du paysage" ce qui, admet Len, "est en soi est une nouvelle". En France, la rédaction du Parisien, qui n'a pas le même recul dans sa couverture du congrès de l'ASCO, affirme, en titre de son dossier, que, avec les thérapies ciblées, "la lutte contre le cancer est à un tournant."
Dimanche soir, Len avait trouvé deux sujets d'intérêt : l'un concerne l'usage de l'IRM dans le dépistage du cancer du sein, mais, selon lui, l'étude allemande présentée à l'ASCO "ne modifiera pas les pratiques de soins aux Etats-Unis ou ailleurs." L'autre concerne un médicament, issu de la médecine traditionnelle chinoise, qui a démontré son efficacité dans le traitement d'un type de leucémie (l'histoire "fascinante" du développement de ce composé d'arsenic a été racontée en 2001 dans un article du New York Times). Len tire deux conclusions de cette histoire: "on ne peut jamais savoir à l'avance d'où viendra le prochain progrès dans le traitement du cancer; et même les composés qui, à première vue, semblent très toxiques peuvent se révéler très utiles, sous des formes ou à des doses différentes."
Le composé d'origine chinoise étant désormais entré dans la pharmacopée occidentale, d'autres remèdes traditionnels, ginseng, graines de lin ou cartilage de requin, font l'objet d'études officielles, qui ont alimenté une session de l'ASCO. Le blogueur du Wall Street Journal (WSJ) retient le fait que ces études sont subventionnées par le National Cancer Institute, mais, pas davantage que le New York Times ou Doctissimo, n'est impressionné par leurs résultats. En revanche, il attend beaucoup de Pfizer dont "le pari en matière de recherche sur le cancer commence à payer", mais a des doutes sur l'avenir boursier de Genentech, le fabricant de l'Avastin et de l'Herceptin...
Dimanche matin, Len "n'avait pas encore trouvé ce qui pourrait faire événement cette année". Les thérapies ciblées, qui avaient créé l'excitation il y a peu, "font désormais partie du paysage" ce qui, admet Len, "est en soi est une nouvelle". En France, la rédaction du Parisien, qui n'a pas le même recul dans sa couverture du congrès de l'ASCO, affirme, en titre de son dossier, que, avec les thérapies ciblées, "la lutte contre le cancer est à un tournant."
Dimanche soir, Len avait trouvé deux sujets d'intérêt : l'un concerne l'usage de l'IRM dans le dépistage du cancer du sein, mais, selon lui, l'étude allemande présentée à l'ASCO "ne modifiera pas les pratiques de soins aux Etats-Unis ou ailleurs." L'autre concerne un médicament, issu de la médecine traditionnelle chinoise, qui a démontré son efficacité dans le traitement d'un type de leucémie (l'histoire "fascinante" du développement de ce composé d'arsenic a été racontée en 2001 dans un article du New York Times). Len tire deux conclusions de cette histoire: "on ne peut jamais savoir à l'avance d'où viendra le prochain progrès dans le traitement du cancer; et même les composés qui, à première vue, semblent très toxiques peuvent se révéler très utiles, sous des formes ou à des doses différentes."
Le composé d'origine chinoise étant désormais entré dans la pharmacopée occidentale, d'autres remèdes traditionnels, ginseng, graines de lin ou cartilage de requin, font l'objet d'études officielles, qui ont alimenté une session de l'ASCO. Le blogueur du Wall Street Journal (WSJ) retient le fait que ces études sont subventionnées par le National Cancer Institute, mais, pas davantage que le New York Times ou Doctissimo, n'est impressionné par leurs résultats. En revanche, il attend beaucoup de Pfizer dont "le pari en matière de recherche sur le cancer commence à payer", mais a des doutes sur l'avenir boursier de Genentech, le fabricant de l'Avastin et de l'Herceptin...