lundi 25 juin 2007

Sur le front du tabagisme

  • Dans Cancer Causes & Control, une équipe de chercheurs américains et irlandais a développé, sur la population de l'Etat du Massachusetts, un outil statistique permettant de modéliser le nombre de décès par cancer du poumon qui, depuis les trente, ont probablement été évités grâce à la lutte contre le tabagisme. Selon leurs résultats, "pour les hommes, les taux standardisés de décès par cancer du poumon se sont stabilisés à partir de l'année 1977, puis ont montré une baisse significative à partir de 1992, tandis que, pour les femmes, on assiste à une décélération dans l'augmentation des taux de décès à partir de 1993." Les chercheurs en concluent que "la réduction du tabagisme est un facteur majeur dans la diminution des taux de mortalité par cancer du poumon", et ils appellent "à un progrès continu dans la lutte contre le tabagisme."
  • "Typiquement, la consommation de tabac baisse de 8% dans les quelques semaines suivant une interdiction de fumer dans les lieux publics. Puis les courbes de consommation retrouvent la tendance de long terme qui, en Europe, correspond à une baisse annuelle d'environ 2%": dans International Herald Tribune, un article explique que ces évolutions n'ont guère été défavorables aux fabricants de cigarettes puisque "les actions de British American Tobacco et d'Imperial Tobacco Group, toutes les deux basées à Londres, ont plus que doublé depuis la mise en oeuvre des interdictions en 2004."
  • "Les substituts nicotiniques sont-ils efficaces dans le monde réel?": pour répondre à cette question, une étude multinationale, appelée ATTEMPT, a recruté plus de 5000 fumeurs, en deux phases d'enquête, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en France et en Espagne. Les résultats sont publiés dans Thorax : "la différence dans les taux de succès (six mois d'abstinence) entre les gens qui utilisent des substituts nicotiniques et les autres était de 6% pour l'échantillon de la première phase et de 3,7% pour l'échantillon de la deuxième phase."