mardi 26 juin 2007
"Victimes des rayons"
Le Monde consacre une double page à l'accident de surirradiation d'Epinal (voir aussi ce billet). Comme l'indique son titre, l'article est écrit du point de vue des victimes mais, dans sa conclusion, laisse le dernier mot à un médecin : "il ne faut pas que les patients aient peur, car il s'agit d'un traitement utile et nécessaire." Si, dans un encadré, l'article pointe les coupables classiques -"défauts d'appareils, erreurs humaines et manque de spécialistes," il reste muet sur les modes de rétablissement de la confiance. Il existe pourtant toute une littérature qui, dans la dernière décennie, a renouvelé l'approche de "la conduite des systèmes à risques" (titre d'un ouvrage de René Amalberti), a fait l'objet de programmes de recherches (voir ici), est désormais enseignée (voir, par exemple, ce master) et a même été adaptée à la gestion du risque en anesthésie (voir cet article).