jeudi 12 juillet 2007

Cancer du sein : gènes et survie

"Chez les femmes israéliennes, les taux de mortalité par cancer du sein sont similaires pour les porteuses d'une mutation BRCA et les non-porteuses" : publiée dans le New England Journal of Medicine (NEJM), cette assertion vient en conclusion d'une étude ayant porté sur près de 1800 femmes diagnostiquées en 1987 et 1988, dont 10% étaient porteuses d'une mutation. Le Daily Mail la résume en titrant son article : "le gène du cancer du sein n'entrave pas la survie."
Dans le NEJM, un éditorial explique l'importance de l'étude: "des données fiables sur le devenir clinique des porteuses sont essentielles pour aider les patientes et les cliniciens à décider s'il faut faire des tests pour connaître les muations et comment utiliser leurs résultats." L'éditorialiste pointe quelques limites de l'étude, notamment le petit nombre de cas de femmes jeunes, mais estime que ce type d'approche est appelé à se généraliser : "bientôt, il sera peut-être classique de ré-évaluer les résultats d'essais cliniques en fonction des variants génétiques. Différencier les issues cliniques associées à des gènes augmentant le risque de cancer peut avoir une influence fondamentale sur les pratiques de dépistage et les soins des patientes."
Dans le même numéro, un article de "pratique clinique" a précisément pour sujet "la gestion d'une prédisposition héréditaire au cancer du sein".