lundi 16 juillet 2007
Satisfait ou remboursé (suite)
A son tour, le New York Times s'intéresse à cette initiative qui, en Angleterre, voit "un laboratoire pharmaceutique proposer de prendre en charge le prix d'un médicament [ici contre le myléome multiple] si le malade n'enregistre aucun progrès" (voir ce billet). De tels schémas de "partage des risques" sont-ils destinés à se multiplier?
Au terme d'une enquête approfondie, l'article explique par exemple que Genentech, l'un des principaux fabricants d'anticancéreux, n'est impliqué dans aucun schéma de ce type et affirme "préfèrer se concentrer sur la mise au point de tests pour mieux déterminer les patients qui devraient bénéficier de tel ou tel médicament". On apprend également que, en Angleterre, les négociations entre le laboratoire et les autorités ne sont pas finalisées parce que les uns et les autres ne sont pas d'accord sur le critère de "progrès" thérapeutique: le gouvernement propose une réduction de 50% du volume des tumeurs, le laboratoire préfèrerait un seuil plus bas (25%)...
Enfin, l'article pointe les différences entre les systèmes de remboursement: si, en Angleterre, il n'y a qu'un "payeur", le National Health Service, aux Etats-Unis les patients sont souvent amenés à contribuer eux-mêmes aux coûts de leurs traitements. Ce qui fait dire à un expert qu'appliquer le schéma "satisfait ou remboursé" aux patients américains serait une imbécillité. Il ne s'imagine pas rencontrer une famille et leur dire: "Oh, je suis désolé pour le décès de votre grand-mère. Mais, tenez, je vous rends l'argent."
Au terme d'une enquête approfondie, l'article explique par exemple que Genentech, l'un des principaux fabricants d'anticancéreux, n'est impliqué dans aucun schéma de ce type et affirme "préfèrer se concentrer sur la mise au point de tests pour mieux déterminer les patients qui devraient bénéficier de tel ou tel médicament". On apprend également que, en Angleterre, les négociations entre le laboratoire et les autorités ne sont pas finalisées parce que les uns et les autres ne sont pas d'accord sur le critère de "progrès" thérapeutique: le gouvernement propose une réduction de 50% du volume des tumeurs, le laboratoire préfèrerait un seuil plus bas (25%)...
Enfin, l'article pointe les différences entre les systèmes de remboursement: si, en Angleterre, il n'y a qu'un "payeur", le National Health Service, aux Etats-Unis les patients sont souvent amenés à contribuer eux-mêmes aux coûts de leurs traitements. Ce qui fait dire à un expert qu'appliquer le schéma "satisfait ou remboursé" aux patients américains serait une imbécillité. Il ne s'imagine pas rencontrer une famille et leur dire: "Oh, je suis désolé pour le décès de votre grand-mère. Mais, tenez, je vous rends l'argent."