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- "La thérapie de groupe est d'une grande aide pour les femmes, mais il est temps de démolir un mythe : non, cela n'augmente pas leur survie" : dans le Los Angeles Times, un psychiatre new-yorkais réagit à une étude qui, menée par une équipe de l'université Stanford et destinée à paraître dans Cancer, "n'a pas réussi à confirmer des observations antérieures selon lesquelles la psychothérapie de groupe étendait la survie globale des femmes avec un cancer du sein métastatique." Dans le Washington Post, son auteur principal, David Spiegel, se déclare "surpris et déçu" par les résultats de l'étude, mais tient à souligner qu'elle a démontré "un effet positif de la thérapie de groupe sur l'humeur et la douleur."
- Moins médiatisé, un article paru dans Breast Cancer Research livre une revue systématique de la littérature concernant "l'effet des facteurs psychosociaux sur l'issue du cancer du sein" : "les variables psychosociales reliées à la survie ne sont pas mesurées de façon cohérente à travers les études et les résultats associant ces variables à la survie et la récidive ne sont pas non plus cohérents."
- Dans le Telegraph un long article se demande s'il ne serait pas "temps de mettre un terme à la peur du cancer du sein" et, en quelque sorte, de pratiquer une thérapie de groupe à l'échelle nationale. Selon un expert, "les perceptions des gens sont façonnées par l'expérience de leurs mères ou de leurs tantes qui ont eu cette maladie. Or, aujourd'hui, la plupart des femmes qui ont plus de 45 à 50 ans et ont un cancer du sein auront une forme "chronique" de la maladie. Mais elles se feront un jugement sur la base de ce qui est arrivé à la génération de leurs parents. Avec les progrès actuels dans les taux de survie, ce sont nos enfants qui auront des sentiments plus positifs au fur et à mesure qu'ils s'habitueront à voir des parentes et des amies récupérer de leur cancer." Une infirmière ne souhaiterait pas que le balancier aille trop loin dans le repositionnement du cancer du sein en tant que maladie chronique :"douze mille femmes en meurent encore tous les ans. Nous ne voulons pas que les femmes arrêtent de se faire dépister."
- "Quand Ms. Messner est apparue à la télévision hier soir, elle représentait les millions de patients atteints de cancer qui, partout, vivent avec cette maladie, comme ceux dont les vies ont été perdues à cause du cancer. La voir ainsi n'était peut-être pas agréable, mais la réalité et l'émotion étaient là" : sur son blog de l'American Cancer Society, Dr. Len rebondit à chaud sur un entretien accordé par une célébrité américaine, en phase terminale d'un cancer, à Larry King, de CNN. A quelqu'un qui lui demandait si cette émission n'allait pas susciter de la peur chez les patients, Dr. Len a répondu : "oui, pour certains. Personne ne désire entendre qu'il a un cancer, mais plus de 2 millions d'Américains auront un diagnostic d'une forme ou d'une autre de cancer en 2007. Voir ainsi Tammy Faye Messner ne peut que donner à beaucoup d'entre eux l'occasion de s'interroger sur leur propre bien-être." Le lendemain, le cancerblog annonçait le décès de Ms. Messner.
- "Cinq petits polypes ont été enlevés du côlon du président Bush samedi, il seront examinés sous microscope pour détecter d'éventuels signes de cancer." En relayant le résultat de la coloscopie présidentielle, le Los Angeles Times donne la parole à divers spécialistes: l'un d'entre eux explique que "le dépistage du cancer colorectal n'est pas mis en oeuvre de façon universelle comme il devrait l'être" et déclare que "le meilleur moyen de prévenir ce cancer est de suivre l'exemple du président Bush."