mercredi 4 juillet 2007
Une souris modèle
Dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), un court article signale les travaux, publiés dans Nature, d'une équipe du Dana-Farber Cancer Institute, à Boston, sur un nouveau modèle animal qui, selon ses concepteurs, "devrait faciliter la découverte de gènes du cancer et améliorer la valeur prédictive des tests de médicaments en laboratoire." Classiquement, pour fabriquer les souris "modèles du cancer", on transfère un oncogène dans un embryon ce qui, rappelle JAMA, "diffère fortement du processus naturel d'émergence des tumeurs."
Les chercheurs de Dana-Farber ont en fait d'abord créé, par manipulation génétique, des souris dotées d'une instabilité chromosomale. Puis, en comparant les changements apparus chez ces souris et dans des échantillons de tumeurs humaines, ils se sont aperçus que les cancers développés par les animaux étaient associés à des réarrangements sur plusieurs sites génétiques qui, dans les tumeurs de l'humain, sont souvent modifiés. En résumé, chez ces animaux, le processus de développement tumoral serait plus "naturel", et plus proche de l'humain, qu'avec les modèles murins actuels.
Les chercheurs de Dana-Farber ont en fait d'abord créé, par manipulation génétique, des souris dotées d'une instabilité chromosomale. Puis, en comparant les changements apparus chez ces souris et dans des échantillons de tumeurs humaines, ils se sont aperçus que les cancers développés par les animaux étaient associés à des réarrangements sur plusieurs sites génétiques qui, dans les tumeurs de l'humain, sont souvent modifiés. En résumé, chez ces animaux, le processus de développement tumoral serait plus "naturel", et plus proche de l'humain, qu'avec les modèles murins actuels.