jeudi 20 septembre 2007
Cancer de la prostate et qualité de vie
"La trajectoire clinique d'un cancer produit une illusion de discontinuité, et cette distorsion peut nuire à la prise de décision thérapeutique": dans le Journal of Clinical Oncology (JCO), un éditorial dresse, en quelques paragraphes particulièrement bien écrits, la liste de ces discontinuités (annonce, traitements, récidive) du point de vue du patient et du médecin, de la biologie et de la psychologie.
Au coeur de son récit, l'éditorialiste explicite son argument : "en raison de sa dimension, la récidive d'un cancer est, comme la cancérogenèse primaire, d'abord invisible. Il faudrait pourtant l'envisager, au moins comme une possibilité. Trop souvent, nous ne l'affrontons pas. [...] Mais toute illusion a un prix. Dans le cancer, ce prix peut être un traitement toxique et agressif trop longtemps administré." Et il illustre son propos par l'exemple du cancer de la prostate : "de plus en plus souvent, des variations du taux de PSA cliniquement insignifiantes, voire des niveaux significatifs s'élèvant pendant plusieurs années avant que leur prédiction ne se traduise en symptômes, peuvent amener à castrer un patient atteint de cancer."
Parue dans le même numéro du JCO, une étude sur la qualité de vie des patients et de leurs épouses lui permet de tirer cette conclusion : "penser en termes de phases cliniques est un point de départ pour penser la maladie comme un processus unitaire, et non une série d'événements, souvent malchanceux et non reliés entre eux. Les crises tendent à se répéter, nos réactions également. [...] Si les médecins et les patients abordent le cancer de la prostate dans sa phase palliative, quand une guérison n'est plus un objectif raisonnable, comme ils l'ont fait lorsqu'il était localisé et potentiellement guérissable, ils peuvent n'être que trop enclins à utiliser des armes d'une férocité indue."
Au coeur de son récit, l'éditorialiste explicite son argument : "en raison de sa dimension, la récidive d'un cancer est, comme la cancérogenèse primaire, d'abord invisible. Il faudrait pourtant l'envisager, au moins comme une possibilité. Trop souvent, nous ne l'affrontons pas. [...] Mais toute illusion a un prix. Dans le cancer, ce prix peut être un traitement toxique et agressif trop longtemps administré." Et il illustre son propos par l'exemple du cancer de la prostate : "de plus en plus souvent, des variations du taux de PSA cliniquement insignifiantes, voire des niveaux significatifs s'élèvant pendant plusieurs années avant que leur prédiction ne se traduise en symptômes, peuvent amener à castrer un patient atteint de cancer."
Parue dans le même numéro du JCO, une étude sur la qualité de vie des patients et de leurs épouses lui permet de tirer cette conclusion : "penser en termes de phases cliniques est un point de départ pour penser la maladie comme un processus unitaire, et non une série d'événements, souvent malchanceux et non reliés entre eux. Les crises tendent à se répéter, nos réactions également. [...] Si les médecins et les patients abordent le cancer de la prostate dans sa phase palliative, quand une guérison n'est plus un objectif raisonnable, comme ils l'ont fait lorsqu'il était localisé et potentiellement guérissable, ils peuvent n'être que trop enclins à utiliser des armes d'une férocité indue."