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Dans sa section "Livres", le New England Journal of Medicine (NEJM) publie deux critiques d'ouvrages à tonalité historique: - Le premier traite du développement des médicaments anticancéreux efficaces, "qui a démarré il y a juste 50 ans." Son auteur, David Nathan, en a été le témoin depuis le début, explique le critique et, dans ce nouveau livre, "il met particulièrement l'accent sur les "médicaments intelligents", ces agents qui ciblent les causes moléculaires spécifiques du cancer." Rédigé pour le grand public, l'ouvrage utilise l'histoire de trois patients pour illustrer les progrès des traitements : un enfant atteint d'une leucémie, un homme de 48 ans atteint d'une tumeur gastro-intestinale et une femme de 62 ans atteinte d'un cancer du sein. Ce dernier cas permet à l'auteur "de discuter des chimiothérapies adjuvantes, un traitement de routine aujourd'hui, très critiqué dans les années 1970 parce qu'un traitement toxique était administré à des femmes qui n'avaient plus de signe clinique de cancer." En conclusion, puisque "la révolution dans le traitement du cancer s'est faite grâce à la recherche", le critique déplore le silence de D. Nathan quant à l'érosion actuelle des budgets alloués par les National Institutes of Health à la recherche...
- "Faux espoirs: les transplantations de moëlle osseuse pour le cancer du sein": le titre du second ouvrage recensé par le NEJM signale qu'il est question d'une autre face, moins glorieuse, de la recherche médicale. Le livre décrit l'histoire d'une stratégie thérapeutique qui, "entre 1985 et 1998, a été mise en oeuvre sur plus de 30 000 femmes aux Etats-Unis, a coûté des millions de dollars, au prix de considérables effets indésirables et d'un taux de mortalité liée au traitement entre 3 et 15%." Le critique regrette que, comme trop souvent, "l'histoire soit racontée par les vainqueurs", mais recommande néanmoins "ce cas d'école pour réfléchir aux dangers de l'acceptation enthousiaste d'une procédure médicale nouvelle et prometteuse dans une maladie fortement létale comme le cancer."