mercredi 19 septembre 2007
"Plus grave que l'affaire du sang contaminé"? (suite)
Sans faire mention du rapport publié par le professeur Belpomme (voir ce billet), l'Institut national de veille sanitaire (InVS) a publié un communiqué sur "pesticides organochlorés et santé publique aux Antilles françaises". Ce problème auquel l'InVS "s'intéresse depuis plusieurs années" a déjà fait l'objet d'études disponibles en ligne, et "à ce jour, aucun lien n'a été démontré entre l'exposition aux pesticides aux Antilles et les observations sanitaires qui y ont été effectuées." Dans un nouvel article consacré à cette affaire, Libération, qui ne cite pas l'InVS, écrit que "faute d'études épidémiologiques, nul ne sait à ce jour si les produits contaminés (légumes, crustacés...) sont dangereux pour l'homme".
Pour illustrer la difficulté de l'exercice, on peut lire un article que vient de publier, dans Cancer Causes & Control, une équipe de l'Inra sur "l'exposition professionnelle aux pesticides et le risque de cancers hématopoïétiques". Cette méta-analyse de 13 études cas-témoin "suggère qu'il existe une association significativement positive" entre cette exposition et ce risque, mais les auteurs signalent "une limite majeure" de leurs travaux : "le manque de données suffisantes sur les informations liées à l'exposition et sur d'autres facteurs de risque pour les cancers hématopoiétiques (prédisposition génétique, origine ethnique, immunodépression...)."
Pour illustrer la difficulté de l'exercice, on peut lire un article que vient de publier, dans Cancer Causes & Control, une équipe de l'Inra sur "l'exposition professionnelle aux pesticides et le risque de cancers hématopoïétiques". Cette méta-analyse de 13 études cas-témoin "suggère qu'il existe une association significativement positive" entre cette exposition et ce risque, mais les auteurs signalent "une limite majeure" de leurs travaux : "le manque de données suffisantes sur les informations liées à l'exposition et sur d'autres facteurs de risque pour les cancers hématopoiétiques (prédisposition génétique, origine ethnique, immunodépression...)."