lundi 10 septembre 2007
Une question de poids
"Opérer ou ne pas opérer, telle est la question. Non, je ne parle pas de traiter ou guérir un cancer. Je parle de le prévenir" : Dr. Len, le blogueur de l'American Cancer Society, livre un long billet à propos de deux articles et un éditorial qui, dans le New England Journal of Medicine (NEJM), "suggèrent fortement que la chirurgie bariatrique n'est peut-être pas seulement un moyen efficace de traiter l'obésité, mais qu'elle peut aussi diminuer significativement le risque de cancer." Par expérience, Len était jusqu'alors un sceptique de premier ordre vis-à-vis de ce type de chirurgie mais, après la lecture du NEJM, il est prêt à changer d'avis.
La première étude a été menée en Suède sur 4000 obèses, répartis en deux groupes, l'un ayant subi un pontage de l'estomac, l'autre non, et suivis sur 11 ans : "on observe près de 30% de décès en moins, toutes causes confondues, dans le groupe "chirurgie" que dans l'autre."
La seconde étude a été réalisée, aux Etats-Unis, sur un plus grand nombre de patients, d'un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé (45 en moyenne) mais suivis moins longtemps (7 ans) : "le risque de décès, toutes causes confondues, était diminué de 28% pour les patients ayant un IMC inférieur à 45 et de 44% pour les patients ayant un IMC supérieur à 45 par comparaison avec les patients non opérés."
Pour autant, Len ne recommande pas à tous les patients obèses de se précipiter chez le premier chirurgien venu. Car ces opérations demandent un grand savoir-faire et, reprenant l'éditorial, il remarque que "les plus faibles mortalités chirurgicales s'observent chez les chirurgiens qui ont réalisé plus de 50 opérations, de préférence plus de 100."
La première étude a été menée en Suède sur 4000 obèses, répartis en deux groupes, l'un ayant subi un pontage de l'estomac, l'autre non, et suivis sur 11 ans : "on observe près de 30% de décès en moins, toutes causes confondues, dans le groupe "chirurgie" que dans l'autre."
La seconde étude a été réalisée, aux Etats-Unis, sur un plus grand nombre de patients, d'un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé (45 en moyenne) mais suivis moins longtemps (7 ans) : "le risque de décès, toutes causes confondues, était diminué de 28% pour les patients ayant un IMC inférieur à 45 et de 44% pour les patients ayant un IMC supérieur à 45 par comparaison avec les patients non opérés."
Pour autant, Len ne recommande pas à tous les patients obèses de se précipiter chez le premier chirurgien venu. Car ces opérations demandent un grand savoir-faire et, reprenant l'éditorial, il remarque que "les plus faibles mortalités chirurgicales s'observent chez les chirurgiens qui ont réalisé plus de 50 opérations, de préférence plus de 100."