jeudi 11 octobre 2007
L'efficacité du Taxol remise en question
"Un médicament largement prescrit en chimiothérapie ne fonctionne pas chez de nombreuses femmes atteintes d'un cancer du sein" : c'est ainsi que l'Agence France Presse résume, en ouverture d'un article, les conclusions d'une étude, parue dans le New England Journal of Medicine, sur l'usage du paclitaxel (Taxol) en traitement adjuvant du cancer du sein. Le titre de la dépêche d'Associated Press est encore plus brutal : "le Taxol ne traite pas la forme commune du cancer du sein". En fait, les auteurs de l'étude sont plus prudents et, comme l'explique un éditorial, ils ne recommandent pas de changer les pratiques cliniques sur la base de leurs seuls résultats, qui "méritent d'être confirmés".
Grâce à une analyse rétrospective des tissus tumoraux de 1500 patientes, ils ont pu estimer l'effet de l'ajout du paclitaxel à une chimiothérapie adjuvante "de base", en fonction de l'expression du récepteur HER2 et de la présence ou absence du récepteur des estrogènes. Ils montrent notamment qu'il n'y a aucun bénéfice pour les cancers à la fois HER2-négatifs et positifs pour le récepteur des estrogènes.
Pour l'éditorialiste, malgré la prudence affichée des auteurs, "les cancérologues ont la responsabilité d'informer leurs patientes de ces résultats." Elle incite également les investigateurs en charge d'essais cliniques sur les traitements adjuvants du cancer du sein de mener eux aussi, lorsque la possibilité existe, ce type d'étude rétrospective. Et, en conclusion, elle affirme que, "dans le cancer du sein, les jours d'une même thérapie pour toutes les patientes sont désormais comptés." Parallèlement, dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), deux auteurs jettent un regard critique sur "la médecine personnalisée à l'ère de la génomique": "une évaluation réaliste suggère que la génomique n'apportera que de modestes contributions à la médecine personnalisée telle qu'elle est traditionnellement pratiquée"...
Grâce à une analyse rétrospective des tissus tumoraux de 1500 patientes, ils ont pu estimer l'effet de l'ajout du paclitaxel à une chimiothérapie adjuvante "de base", en fonction de l'expression du récepteur HER2 et de la présence ou absence du récepteur des estrogènes. Ils montrent notamment qu'il n'y a aucun bénéfice pour les cancers à la fois HER2-négatifs et positifs pour le récepteur des estrogènes.
Pour l'éditorialiste, malgré la prudence affichée des auteurs, "les cancérologues ont la responsabilité d'informer leurs patientes de ces résultats." Elle incite également les investigateurs en charge d'essais cliniques sur les traitements adjuvants du cancer du sein de mener eux aussi, lorsque la possibilité existe, ce type d'étude rétrospective. Et, en conclusion, elle affirme que, "dans le cancer du sein, les jours d'une même thérapie pour toutes les patientes sont désormais comptés." Parallèlement, dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), deux auteurs jettent un regard critique sur "la médecine personnalisée à l'ère de la génomique": "une évaluation réaliste suggère que la génomique n'apportera que de modestes contributions à la médecine personnalisée telle qu'elle est traditionnellement pratiquée"...