mardi 9 octobre 2007
Nobel 2007
Le prix Nobel de physiologie ou médecine 2007 a été attribué à trois biologistes pour "leurs découvertes des principes d'introduction de modifications génétiques spécifiques chez la souris à l'aide de cellules souches embryonnaires", selon les termes de l'Académie Nobel. Le Figaro synthétise l'information en qualifiant les lauréats d'"inventeurs des souris knock-out." Pour Le Monde, le prix "récompense les travaux de généticiens" tandis que, curieusement, Libération met en avant un autre aspect : "le Nobel récompense trois pionniers de la recherche sur les cellules embryonnaires souches. Clé de futurs traitements regénératifs?"
Le New York Times, lui, donne la parole aux lauréats, notamment à Mario Capecchi qui raconte comment, en 1980, un comité d'expert des National Institutes of Health avait retoqué son projet de recherches en le qualifiant de "non faisable." Dans un portrait que lui avait consacré Nature en 2004, signalé sur le blog The Great Beyond, Capecchi identifie les racines de son caractère obstiné dans son enfance chaotique en Italie, pendant la guerre : "le fait de devoir en permanence trouver à manger a forgé en lui une capacité à se concentrer sur le problème du moment, sans tenir compte d'aucune distraction. "C'est à la fois une force et une faiblesse", concède-t-il."
Seule note discordante, un journaliste du magazine Wired ne parvient pas à s'enthousiasmer: il se demande si ce prix ne vient pas récompenser une vision réductionniste de la génétique, qui serait déjà passée de mode dans un monde où règnent la biologie des systèmes et les analyses du génome entier...
(voir aussi l'article d'actualité sur le site de l'INCa)
Le New York Times, lui, donne la parole aux lauréats, notamment à Mario Capecchi qui raconte comment, en 1980, un comité d'expert des National Institutes of Health avait retoqué son projet de recherches en le qualifiant de "non faisable." Dans un portrait que lui avait consacré Nature en 2004, signalé sur le blog The Great Beyond, Capecchi identifie les racines de son caractère obstiné dans son enfance chaotique en Italie, pendant la guerre : "le fait de devoir en permanence trouver à manger a forgé en lui une capacité à se concentrer sur le problème du moment, sans tenir compte d'aucune distraction. "C'est à la fois une force et une faiblesse", concède-t-il."
Seule note discordante, un journaliste du magazine Wired ne parvient pas à s'enthousiasmer: il se demande si ce prix ne vient pas récompenser une vision réductionniste de la génétique, qui serait déjà passée de mode dans un monde où règnent la biologie des systèmes et les analyses du génome entier...
(voir aussi l'article d'actualité sur le site de l'INCa)