mercredi 10 octobre 2007

Survie et mortalité

Dans un numéro thématique consacré à sa division "Sciences des populations et de la lutte contre le cancer", le Bulletin du National Cancer Institute signale la parution de son dernier rapport sur la survie du cancer chez les adultes, qui "fournit des statistiques de survie à partir de plus de 1,6 million de cas diagnostiqués entre 1988 et 2001".
Le Bulletin en profite pour faire un peu de vulgarisation sur cet indicateur "qu'il faut considérer avec prudence." En effet, "la survie est liée à l'année du diagnostic, et tout ce qui fait avancer ce temps du diagnostic, comme un programme de dépistage ou un meilleur accès aux soins, peut faire apparaître la survie meilleure qu'elle n'est en réalité." Par exemple, "la large diffusion du test de l'antigène spécifique de la prostate a probablement entraîné un surdiagnostic des cancers de la prostate et artificiellement gonflé les taux de survie correspondants." On apprend également que "certains experts sont circonspects quant à l'usage de la survie pour mesurer les progrès contre le cancer". Selon un expert, "il ne fait aucun doute que, de tous les indicateurs à notre disposition pour évaluer la réussite dans la lutte contre le cancer, la mortalité est celui auquel on doit se raccrocher."