vendredi 27 avril 2007

Chirurgie : volume=meilleure survie?

"Si le volume d'activité hospitalière est, en matière de cancer, clairement relié à la mortalité opératoire pour de nombreuses procédures, son effet sur la survie à long terme n'est pas bien connu" : dans Annals of Surgery, une équipe américano-canadienne s'est attelée à la tâche et a estimé cet effet pour des résections majeures de différents cancers (poumon, oesophage, estomac, pancréas, côlon et vessie). A partir de données extraites du système d'observation américain SEER sur plus de 60 000 cas, elle aboutit à un tableau différencié : "bien qu'il existe une relation statistiquement significative entre le volume d'activité et la survie à 5 ans pour les 6 types de cancers, l'importance relative du volume est nettement variable." Par exemple : pour la résection de l'oesophage, le taux de survie à 5 ans est de 34% dans les hôpitaux à fort volume, il n'est que de 17% dans les hôpitaux à faible volume; pour la résection du côlon, les chiffres respectifs sont 48% et 45%.