lundi 21 mai 2007
Controverse britannique
"Quand un article paru dans la presse scientifique a mis le Royaume-Uni en queue du peloton des nations développées pour ce qui concerne l'accès aux nouveaux médicaments contre le cancer, la presse généraliste n'a pas réfréné son plaisr de répandre la mauvaise nouvelle" : cette semaine, deux articles du British Medical Journal (BMJ) ouvrent une controverse sur l'étude suédoise qui avait été publiée par des chercheurs du Karolinska Institute dans Annals of Oncology (voir ce billet).
Michel Coleman, professeur d'épidémiologie à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, "n'accepte pas leurs résultats." Il en veut pour preuve que, "pour la France, ils affirment que la survie à 5 ans, tous cancers confondus, est de 71% pour les femmes. Si vous le répétez à des spécialistes français du cancer, ils vous riront au nez". Dans un deuxième article, titré "Faut-il avaler le discours de l'industrie pharmaceutique?", une journaliste du BMJ rappelle que l'étude a été financée par Roche...
Dans The Lancet, un éditorial fait entendre un autre son : sous une affirmation simple -"le traitement du cancer n'est pas qu'une question de coûts"-, la rédaction explique qu'"il serait prématuré, sous le coup de la colère, de jeter aux oubliettes cette étude très détaillée" et que "le traitement du cancer au Royaume-Uni a clairement pris du retard."
BBC News continue néanmoins à labourer le champ de l'économie du cancer (voir ce billet) en relayant un débat sur le seuil de l'indicateur Qaly (Quality adjusted life year) utilisé pour accepter ou rejeter un nouveau traitement: le montant actuel de 30 000 £ doit-il être révisé à la hausse, comme le suggèrent les autorités, ou à la baisse comme le demandent certains économistes et associations de patients?
Michel Coleman, professeur d'épidémiologie à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, "n'accepte pas leurs résultats." Il en veut pour preuve que, "pour la France, ils affirment que la survie à 5 ans, tous cancers confondus, est de 71% pour les femmes. Si vous le répétez à des spécialistes français du cancer, ils vous riront au nez". Dans un deuxième article, titré "Faut-il avaler le discours de l'industrie pharmaceutique?", une journaliste du BMJ rappelle que l'étude a été financée par Roche...
Dans The Lancet, un éditorial fait entendre un autre son : sous une affirmation simple -"le traitement du cancer n'est pas qu'une question de coûts"-, la rédaction explique qu'"il serait prématuré, sous le coup de la colère, de jeter aux oubliettes cette étude très détaillée" et que "le traitement du cancer au Royaume-Uni a clairement pris du retard."
BBC News continue néanmoins à labourer le champ de l'économie du cancer (voir ce billet) en relayant un débat sur le seuil de l'indicateur Qaly (Quality adjusted life year) utilisé pour accepter ou rejeter un nouveau traitement: le montant actuel de 30 000 £ doit-il être révisé à la hausse, comme le suggèrent les autorités, ou à la baisse comme le demandent certains économistes et associations de patients?