mardi 15 mai 2007

Le radon : un facteur de risque méconnu?

Le Figaro et Libération se font l'écho du numéro thématique que le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) consacre au radon domestique et à son impact sanitaire (pdf, 24 p.) : en sous-titre, le premier quotidien affirme que "plusieurs nouvelles études confirment la dangerosité de ce gaz radioactif" et que "le risque de cancer du poumon existe même à basse concentration", tandis que le second écrit, moins péremptoire, que "présent dans le sol et les maisons, le radon favoriserait le cancer du poumon."
Les deux éditorialistes allemand et suisse du BEH mettent en avant des études cas-témoins, conduites dans 13 pays, dont la conclusion principale est "l'augmentation linéaire du risque de cancer du poumon de 16% pour un accroissement de 100 Becquerels par mètre cube de la concentration en radon". Ils soulignent également que "si l'on considère le nombre absolu de cas de cancer du poumon associés au radon, on observe qu'une grande part du risque est concentrée chez les fumeurs, et parmi ceux exposés à des concentrations relativement faibles dans leurs habitations." Pour la France, cette évalution du risque se traduit, à l'aide de "divers modèles de risque et en intégrant les incertitudes", par une estimation du nombre de décès annuels par cancer du poumon attribuables au radon : plus de 1200.