vendredi 8 juin 2007

Vitamine D : un effet protecteur?

"Ces résultats sont une avancée d'une grande importance pour la médecine et la santé publique. Aucune autre méthode de prévention du cancer n'a été identifiée avec une telle puissance d'impact", déclare au Washington Post un spécialiste de la vitamine D à l'université de Californie. "C'est une très petite étude. Je ne pense pas qu'elle ait le dernier mot", rétorque un chercheur en nutrition et cancer à l'université Harvard...
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The American Journal of Clinical Nutrition, l'étude en débat a concerné un groupe de 1179 femmes en bonne santé apparente, de 67 ans d'âge moyen. Trois sous-groupes ont été constitués : 446 ont reçu du calcium et de la vitamine D3 (1000 unités quotidiennes), 446 n'ont reçu que du calcium et 288 un placebo. Les chercheurs s'intéressaient en priorité à l'effet de la prise de calcium sur les os. Mais c'est le risque de cancer qui est ressorti des données après quatre ans de suivi : parmi les trois sous-groupes, 13 femmes du premier ont développé un cancer, 17 du second et 20 du troisième.
Ce que le
Los Angeles Times traduit, dans le sous-titre de son article, par "60% de réduction de l'incidence", avant de donner la parole à Leonard Lichtenfeld, le "Dr. Len" de l'American Cancer Society : "les résultats lui semblent insuffisants pour recommander aux individus d'augmenter leur prise de vitamine D." En revanche, rapporte Radio Canada, cette étude incite la Société canadienne du cancer à "recommander particulièrement aux personnes âgées, aux personnes à la peau foncée et celles qui ne vont pas souvent dehors, de prendre des suppléments de vitamine D à l'année."