vendredi 13 juillet 2007

Controverse sur une campagne (suite)

"C'est une chose de couvrir l'actualité et la science reliées au cancer. C'en est une autre, fort différente, quand votre organisation et vous, personnellement, faites l'actualité": dans un long billet, Dr. Len, de l'American Cancer Society (ACS), commente sur son blog la controverse ouverte par le New York Times (voir ce billet) sur la dernière campagne de sensibilisation au cancer de la peau.
Il répond aux deux principales critiques qui ont été adressées à l'ACS:
  • sur le financement de la campagne par un fabricant de crèmes solaires: le message de l'ACS est ancien, il n'a pas été influencé par Neutrogena, et "de son point de vue personnel, il n'y a pas de conflit d'intérêt dans ces pages de publicité qui relèvent d'un service public."
  • sur le fait que le mélanome ne serait pas associé à l'exposition au soleil: "c'est un sujet de débat scientifique, et l'exposition au soleil n'est peut-être pas liée de façon aussi intime à l'incidence du mélanome qu'on le croyait auparavant. Mais il y demeure un ensemble substantiel d'indices et d'opinions d'experts indiquant une relation forte et certaine entre les deux, particulièrement entre les coups de soleil dans l'enfance ou l'adolescence et le risque de développer un mélanome plus tard dans la vie."
En résumé, l'ACS "a un message sur le cancer de la peau, a fait la promotion de ce message et espère que des gens l'entendront et modifieront leur comportement. C'est ce que faire de la prévention est censé signifier."