jeudi 26 juillet 2007
Menaces (suite)
L'observateur Merril Goozner revient à son tour (voir ce billet) sur l'affaire du Provenge, ce médicament testé contre le cancer de la prostate qui est au centre d'une violente polémique. On se souvient peut-être qu'au dernier congrès de l'ASCO, deux experts missionnés par la Food and Drug Administration (FDA) avaient dû se faire accompagner de gardes du corps (ils avaient reçu des menaces de mort pour avoir émis des critiques sur le processus d'autorisation du Provenge).
Goozner pointe la responsabilité de la FDA en révélant que ces deux experts effectuent, pour le compte d'un concurrent du fabricant du Provenge, des essais cliniques d'un autre médicament. La FDA n'aurait-elle pas pu éviter un tel conflit d'intérêt?
Selon Goozner, la véritable question n'est donc pas de savoir si ces experts ont raison (Goozner pencherait plutôt de leur côté), mais de faire en sorte que "tout le monde - patients, médecins, laboratoires, chercheurs, investisseurs et le public- soit persuadé que le processus d'évaluation a été juste et équilibré et que son résultat final est dicté par la science."
Goozner pointe la responsabilité de la FDA en révélant que ces deux experts effectuent, pour le compte d'un concurrent du fabricant du Provenge, des essais cliniques d'un autre médicament. La FDA n'aurait-elle pas pu éviter un tel conflit d'intérêt?
Selon Goozner, la véritable question n'est donc pas de savoir si ces experts ont raison (Goozner pencherait plutôt de leur côté), mais de faire en sorte que "tout le monde - patients, médecins, laboratoires, chercheurs, investisseurs et le public- soit persuadé que le processus d'évaluation a été juste et équilibré et que son résultat final est dicté par la science."