mardi 21 août 2007
Cancer et vieillissement: une même biologie?
Nature publie un long article, signé par un trio d'auteurs américain et espagnols, sur l'état de nos connaissances en matière de mécanismes biologiques du cancer et du vieillissement. Depuis une première observation fondatrice en 1951, plus d'un demi-siècle de découvertes semble indiquer, écrivent les auteurs, que "le cancer et le vieillissement représentent des tapisseries biologiques complexes qui sont souvent -mais pas toujours- tissées par les mêmes fils moléculaires".
Leur article se focalise sur "cinq aspects de la biologie du cancer qui semblent particulièrement intéressants du point de vue du vieillissement normal." Le premier décrit par exemple comment la sénescence cellulaire a notamment pour effet de bloquer la formation de tumeurs. D'où la conclusion suivante : "ainsi, la prévention du cancer pourrait se payer par un déclin accéléré dans la regénération et la réparation des tissus." Mais, "si de telles notions peuvent paraître déprimantes, il est important de noter que toutes les stratégies qui pourraient nous protéger du cancer n'ont pas pour conséquence un vieillissement accéléré."
De fait, "du point de vue d'autres mécanismes connus, comme l'autophagie ou la protection contre l'instabilité génomique, cancer et vieillissement semblent partager des étiologies communes plutôt qu'antagonistes."
Quoi qu'il en soit, "la plupart des questions fondamentales demeurent sans réponse" mais c'est peut-être "dans la malédiction de l'immortalité des cellules cancéreuses que réside aussi le secret de notre compréhension et de notre capacité à allonger notre durée de vie."
Leur article se focalise sur "cinq aspects de la biologie du cancer qui semblent particulièrement intéressants du point de vue du vieillissement normal." Le premier décrit par exemple comment la sénescence cellulaire a notamment pour effet de bloquer la formation de tumeurs. D'où la conclusion suivante : "ainsi, la prévention du cancer pourrait se payer par un déclin accéléré dans la regénération et la réparation des tissus." Mais, "si de telles notions peuvent paraître déprimantes, il est important de noter que toutes les stratégies qui pourraient nous protéger du cancer n'ont pas pour conséquence un vieillissement accéléré."
De fait, "du point de vue d'autres mécanismes connus, comme l'autophagie ou la protection contre l'instabilité génomique, cancer et vieillissement semblent partager des étiologies communes plutôt qu'antagonistes."
Quoi qu'il en soit, "la plupart des questions fondamentales demeurent sans réponse" mais c'est peut-être "dans la malédiction de l'immortalité des cellules cancéreuses que réside aussi le secret de notre compréhension et de notre capacité à allonger notre durée de vie."