mercredi 5 septembre 2007
Génome personnel (suite)
En publiant la séquence de son propre génome, Craig Venter s'attendait probablement à de nombreuses réactions (voir ce billet hier). Il n'a pas été déçu... Le Figaro écrit par exemple qu'"il peut tirer une fierté légitime de cette publication, puisque c'est la première fois que le génome d'un individu est totalement décrit." Mais, d'ici cinq, dix ou quinze ans, "chacun pourra avoir une disquette contenant son génome, comme il connaît aujourd'hui avec la plus grande facilité son groupe sanguin."
Dans sa conclusion, l'article explique que "l''intérêt d'analyser son propre génome est d'abord de découvrir ses propres prédispositions à un certain nombre de pathologies", notamment les cancers de la peau dans le cas de Venter, mais que l'exercice a deux limites: "d'une part, le sens de l'immense majorité des gènes qui nous composent nous échappe encore complètement" (ceci est encore plus vrai depuis la parution d'un numéro de Genome Research en juin dernier; voir ce billet). D'autre part, le gène seul n'a en général rien de déterminant (sauf pour les maladies monogéniques), puisqu'une majorité d'affections sont dues à des interactions entre le gène et l'environnement."
Plus caustique, un article de Forbes souligne l'égo surdimensionné de Craig Venter, mais développe aussi une conclusion importante du travail de comparaison entre "les gènes qu'il a hérités de son père avec ceux qu'il a hérités de sa mère: d'un individu à l'autre, les différences génétiques sont plus grandes que ne le pensaient les chercheurs."
Dans sa conclusion, l'article explique que "l''intérêt d'analyser son propre génome est d'abord de découvrir ses propres prédispositions à un certain nombre de pathologies", notamment les cancers de la peau dans le cas de Venter, mais que l'exercice a deux limites: "d'une part, le sens de l'immense majorité des gènes qui nous composent nous échappe encore complètement" (ceci est encore plus vrai depuis la parution d'un numéro de Genome Research en juin dernier; voir ce billet). D'autre part, le gène seul n'a en général rien de déterminant (sauf pour les maladies monogéniques), puisqu'une majorité d'affections sont dues à des interactions entre le gène et l'environnement."
Plus caustique, un article de Forbes souligne l'égo surdimensionné de Craig Venter, mais développe aussi une conclusion importante du travail de comparaison entre "les gènes qu'il a hérités de son père avec ceux qu'il a hérités de sa mère: d'un individu à l'autre, les différences génétiques sont plus grandes que ne le pensaient les chercheurs."