mercredi 12 septembre 2007
Pilule et cancer
"S'il y a déjà eu des études sur certains groupes de cancer, par exemple les cancers gynécologiques, personne n'avait regardé si, en prenant la pilule, une femme encourait un risque au cours de sa vie pour n'importe quel cancer, ni n'avait quantifié ce risque": interviewé par le Guardian, Philip Hannaford, l'auteur principal d'une étude parue dans le British Medical Journal qualifie lui-même l'importance de ce travail, qui a suivi une grande cohorte de femmes britanniques pendant 36 ans. Selon sa conclusion, "la contraception orale n'est pas associée à une augmentation du risque global de cancer; en réalité, elle peut même produire un gain net pour la santé publique". Mais les auteurs précisent en même temps que cette conclusion vaut surtout pour le Royaume-Uni car "le bilan entre les risques et les bénéfices peut varier d'un pays à l'autre, en fonction des types de contraceptifs utilisés et de l'incidence de différents cancers."
Le professeur Hannaford explique à BBC News que, certes, "il ne recommanderait pas aux femmes de prendre la pilule spécifiquement pour réduire leur risque de cancer mais, si elles décident de la prendre, alors elles le font sans risque". Pour la responsable d'une association de planning familial, "cette étude confirme que, pour la majorité des femmes qui prennent une pilule contraceptive, les bénéfices l'emportent sur les risques potentiels."
Au même moment, une étude de moindre ampleur est publiée dans International Journal of Cancer sur une cohorte canadienne: on y apprend que "l'usage de contraceptifs est associé à une réduction modeste du risque de cancer colorectal."
Le professeur Hannaford explique à BBC News que, certes, "il ne recommanderait pas aux femmes de prendre la pilule spécifiquement pour réduire leur risque de cancer mais, si elles décident de la prendre, alors elles le font sans risque". Pour la responsable d'une association de planning familial, "cette étude confirme que, pour la majorité des femmes qui prennent une pilule contraceptive, les bénéfices l'emportent sur les risques potentiels."
Au même moment, une étude de moindre ampleur est publiée dans International Journal of Cancer sur une cohorte canadienne: on y apprend que "l'usage de contraceptifs est associé à une réduction modeste du risque de cancer colorectal."