jeudi 25 octobre 2007
"Coupable, apeuré et seul"
Sous ce titre, un article de "Perspective" du New England Journal of Medicine traite des erreurs médicales, telles qu'elles sont vécues par les patients et leurs médecins (voir aussi ce billet). Selon les auteurs, leur enquête a mis à jour trois thèmes qui, jusqu'à présent, n'étaient guère mentionnés par la littérature : "premièrement, si la culpabilité des cliniciens après une erreur médicale est bien connue, les membres de la famille ont souvent des sentiments de culpabilité similaires, voire plus forts. Deuxièmement, les patients et leurs familles craignent parfois des représailles de la part des soignants après avoir exprimé leur sentiment ou tout simplement posé des questions sur les erreurs qu'ils soupçonnent. Et, troisièmement, les cliniciens peuvent se détourner des patients auxquels ils ont nui, et les isoler au moment où ils ont le plus besoin d'aide." Les auteurs avancent plusieurs propositions pour résoudre ces problèmes, en priorité "d'inclure ces patients dans le développement de solutions." Selon le Washington Post, "donner davantage la parole aux patients" serait d'ailleurs souhaité par un nombre croissant de médecins américains...