jeudi 18 octobre 2007
Dépistage du cancer du col : le test HPV meilleur que le test de Papanicolaou?
Selon un communiqué de l'université McGill, "une importante étude épidémiologique indique que le test de Pap classique est beaucoup moins précis que le test de dépistage de l'ADN du HPV." Parue dans le New England Journal of Medicine, l'étude canadienne concerne un essai randomisé de comparaison des deux tests pour la détection des néoplasies cervicales intraépithéliales (CIN 2 et 3) et a été menée avec plus de 10 000 femmes entre 30 et 69 ans. Selon sa conclusion, "le test HPV a une plus grande sensibilité que le test de Papanicolaou."
"Est-il temps d'abandonner les tests de Pap?", s'interroge logiquement une éditorialiste qui, pour répondre, s'appuie sur un second article, paru dans le même numéro. Celui-ci fournit les résultats d'une étude suédoise qui a cherché à savoir si "le gain de sensibilité offert par le test HPV représentait un surdiagnostic ou une protection contre de futures néoplasies ou cancers du col de l'utérus." Selon ses auteurs, l'usage du test HPV ne conduit pas à un surdiagnostic mais permet bien, grâce à un traitement précoce, de protéger les femmes contre la progression des lésions.
Interrogée par le Los Angeles Times, l'éditorialiste déclare que "le gros problème de ces études est que nous ne savons pas comment elles s'appliquent dans notre pratique." Pusieurs caractéristiques de ces études interdiraient d'en généraliser la portée. L'étude suédoise a notamment fait appel à une méthode très sensible pour détecter l'ADN viral, "une méthode qui n'est pas aisément disponible": "si de nouvelles études confirment la meilleure sensibilité du test de HPV, il faudra alors développer un test rapide, simple, précis et peu cher." Il faudra aussi mettre sur pied "de grands projets de démonstration pour évaluer de nouveaux algorithmes de dépistage..." Enfin, "l'approche ultime dépendra de la prévalence de la maladie, de l'accès au dépistage et des ressources disponibles. Nous n'en sommes pas encore là."
Parallèlement, dans International Journal of Cancer, une autre équipe suédoise s'est intéressée, en faisant appel à des méthodes statistiques, au rapport coût/efficacité du dépistage du cancer du col. Selon sa conclusion, "un dépistage organisé en population par cytologie entre 32 et 60 ans représente un important rapport coût/efficacité pour la prévention du cancer du col. Si les intervalles de dépistage sont portés à 9 ans, l'usage combiné de la cytologie et du test HPV semble encore plus efficace et moins coûteux."
"Est-il temps d'abandonner les tests de Pap?", s'interroge logiquement une éditorialiste qui, pour répondre, s'appuie sur un second article, paru dans le même numéro. Celui-ci fournit les résultats d'une étude suédoise qui a cherché à savoir si "le gain de sensibilité offert par le test HPV représentait un surdiagnostic ou une protection contre de futures néoplasies ou cancers du col de l'utérus." Selon ses auteurs, l'usage du test HPV ne conduit pas à un surdiagnostic mais permet bien, grâce à un traitement précoce, de protéger les femmes contre la progression des lésions.
Interrogée par le Los Angeles Times, l'éditorialiste déclare que "le gros problème de ces études est que nous ne savons pas comment elles s'appliquent dans notre pratique." Pusieurs caractéristiques de ces études interdiraient d'en généraliser la portée. L'étude suédoise a notamment fait appel à une méthode très sensible pour détecter l'ADN viral, "une méthode qui n'est pas aisément disponible": "si de nouvelles études confirment la meilleure sensibilité du test de HPV, il faudra alors développer un test rapide, simple, précis et peu cher." Il faudra aussi mettre sur pied "de grands projets de démonstration pour évaluer de nouveaux algorithmes de dépistage..." Enfin, "l'approche ultime dépendra de la prévalence de la maladie, de l'accès au dépistage et des ressources disponibles. Nous n'en sommes pas encore là."
Parallèlement, dans International Journal of Cancer, une autre équipe suédoise s'est intéressée, en faisant appel à des méthodes statistiques, au rapport coût/efficacité du dépistage du cancer du col. Selon sa conclusion, "un dépistage organisé en population par cytologie entre 32 et 60 ans représente un important rapport coût/efficacité pour la prévention du cancer du col. Si les intervalles de dépistage sont portés à 9 ans, l'usage combiné de la cytologie et du test HPV semble encore plus efficace et moins coûteux."