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- "Pour l'histoire naturelle du cancer du poumon, notre modèle actuel est fondé sur cette idée: avant qu'un cancer du poumon ne soit de stade avancé et devienne fatal, il est localisé et peut être traité." Cette dernière phrase ressemble à une lapalissade mais, pour l'auteur d'un article d'opinion dans The Lancet Oncology, il s'agit plus probablement d'une idée fausse, comme le suggèrent "les résultats empiriques émergeant des études sur le dépistage du cancer du poumon". Le cancer avancé du poumon n'aurait tout simplement pas de précurseurs détectables et, "s'il existe bien un réservoir de petits cancers précoces du poumon, identifiés par un dépistage, ceux-ci constitueraient une maladie distincte dont l'importance clinique serait de plus incertaine." On comprend que, comme l'écrit l'auteur, "si elle se révèle vraie, cette proposition ait d'importantes implications potentielles pour le développement et l'évaluation de nouvelles approches de dépistage du cancer du poumon."
- Dans la série célébrant les 25 ans du Journal of Clinical Oncology, un auteur américain tire les leçons, depuis "sa capsule à remonter le temps", de "l'évolution, et non de la révolution, en matière de traitements pour les cancers du poumon non à petites cellules" (article en libre accès). Sa relecture d'un article paru il y a un quart de siècle "met en lumière l'optimisme naïf des traitements (et des soignants) des tumeurs solides du début des années 1980 et la nature résolument primitive des essais cliniques et des processus d'exécution à cette époque." Cependant, quelles que soient les améliorations techniques et méthodologiques, l'auteur compare les données de survie rapportées dans l'étude de 1983 et celles d'une étude de 2008: elles ne sont guère différentes.
- Dans The Lancet Oncology, un auteur américain rebondit sur une étude allemande, parue dans le même numéro, pour examiner "le rôle controversé de la chirurgie dans le cancer du poumon non à petites cellules de stade III." Selon lui, "cette étude perpétue la croyance, que certains ont appelée une présomption d'efficacité, selon laquelle, lorsque les chirurgiens pratiquent une même opération sur de nombreux patients, cette opération doit avoir un effet positif." Or, en cette matière, "les données issues de quatre essais randomisés avec plus de 900 patients ne montrent aucune amélioration de survie pour les patients opérés par comparaison avec une radiothérapie..."
- "L'ablation percutanée par radiofréquence est de plus en plus utilisée en tant que traitement local d'un cancer du poumon": dans The Lancet Oncology, une équipe japonaise décrypte les résultats d'une étude internationale (RAPTURE) publiés dans le même numéro: "si ces résultats, qui concernent la faisabilité, la sécurité et le contrôle local de la tumeur, ne manqueront pas de susciter un grand intérêt dans la communauté de l'oncologie thoracique, plusieurs problèmes demeurent quant à l'usage de l'ablation par radiofréquence". En conclusion, les auteurs recommandent "aux chirurgiens et radiothérapeutes de garder l'esprit ouvert sur l'utilité de cette technique dans l'attente de données plus mûres, et de données issues d'essais randomisés."