vendredi 2 avril 2010

La chimioprévention du cancer de la prostate

Dans le New England Journal of Medicine, une équipe internationale financée par Glaxo-SmithKline publie les résultats d'une étude qui visait à déterminer si "le dutastéride pouvait réduire le risque de cancer de la prostate, détecté par biopsie, chez les hommes considérés à risque accru pour cette maladie" (menée pendant 4 ans, cette étude multicentrique a impliqué 6729 patients). Un éditorialiste américain en tire des leçons pour les patients : "comme le finastéride, le dutastéride ne prévient pas le cancer de la prostate mais réduit de façon temporaire la taille des tumeurs à faible risque d'être létales; et il ne réduit pas le risque d'une biopsie positive chez les patients ayant un niveau élevé de PSA (corrigé pour l'effet du médicament) ou une anomalie lors d'un toucher rectal. Par ailleurs, l'usage de ces médicaments en prévention comporte certains risques. Parce que les hauts niveaux de PSA sont supprimés, les hommes peuvent avoir une fausse sensation de sécurité et, si le cancer de la prostate se développe, le diagnostic peut être retardé jusqu'à ce que la maladie ait atteint un stade difficile à soigner." Dans un communiqué, l'American Cancer Society signale un autre problème potentiel, celui des risques cardiovasculaires (voir aussi OncologySTAT et Le Figaro).