jeudi 28 juin 2007

Loi des séries (suite)

  • Le Monde signale un "incident mineur de curiethérapie dans un centre anticancer de Nice", puis rapporte que le directeur du Centre Lacassagne est "convaincu que cette nouvelle culture de la transparence aboutit à un retour d'expérience utile pour d'autres confrères et in fine aux patients" et, enfin, annonce la publication prochaine d'une échelle des incidents de radiothérapie.
  • Pour Le Parisien, "les affaires d'Epinal et de Toulouse ont jeté un discrédit sur la radiothérapie" et "nombre de patients craignent désormais les erreurs techniques ou humaines" (voir ce billet). A l'instar son confrère niçois, le directeur de la radioprotection de l'homme à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, le professeur Patrick Gourmelon, n'est pas mécontent : depuis l'obligation de déclaration des dysfonctionnements, "on a brisé un tabou. Avant 2005, tout le monde se taisait. Le fait d'en parler est positif." Et il plaide pour la généralisation de la dosimétrie in vivo : "sur tout patient, on doit installer des capteurs vérifiant qu'on ne dépasse jamais la dose de rayons prévue. Si ce système existait, la catastrophe d'Epinal n'aurait pas eu lieu".
  • "Les patients attendent d'être informés rapidement quand les soins qu'on leur a délivrés ont eu des effets nocifs. Cependant, entre ces attentes et la pratique clinique réelle, le fossé est de plus en plus évident" : dans le New England Journal of Medicine, un trio d'auteurs américain, australien et canadien décrit les enjeux actuels autour de "la divulgation des erreurs médicales nocives aux patients."