mercredi 10 octobre 2007
Nobel 2007 (suite)
Hier, le magazine Wired avait manifesté un manque d'enthousiasme certain à l'annonce du prix Nobel de médecine (voir ce billet). Les réactions ont été immédiates. Dans un premier billet, un lecteur explique pourquoi, en dehors des études d'association sur l'ensemble du génome, les souris knock-out demeurent importantes pour la recherche. Dans un second billet, deux chercheurs de renom, Eric Lander, du Whitehead Institute au MIT, et Ken Paigen, ancien directeur des Jackson Labs, confirment : l'un explique que, "si les souris knock-out ne sont pas une panacée, elles ont donné naissance aux "knock-ins" (modifications plus subtiles) qui sont plus adaptées, quoiqu'encore imparfaites, à l'étude des interactions subtiles"; l'autre estime qu'"on pourrait aussi critiquer Mendel ou n'importe lequel des premiers généticiens parce qu'ils étaient réductionnistes. On ne se préoccuperait pas des réseaux de gènes sans s'être d'abord préoccupé des gènes individuels."
Sur le site des Jackson Labs, on apprend qu'en 2004, plus de 2,3 millions de souris transgéniques ont été expédiées dans quelque 12 000 laboratoires de 63 pays...
Parallèlement, un article (1) paru dans Nature Biotechnology fait état de "la première production, par des souris transgéniques, du panitumumab," un anticorps utilisé pour le traitement du cancer colorectal avancé.
(1) doi:10.1038/nbt1337
Sur le site des Jackson Labs, on apprend qu'en 2004, plus de 2,3 millions de souris transgéniques ont été expédiées dans quelque 12 000 laboratoires de 63 pays...
Parallèlement, un article (1) paru dans Nature Biotechnology fait état de "la première production, par des souris transgéniques, du panitumumab," un anticorps utilisé pour le traitement du cancer colorectal avancé.
(1) doi:10.1038/nbt1337