lundi 29 mars 2010

Questions de dépistage

  • Dans le British Medical Journal, une équipe du centre Cochrane publie une étude menée à partir du registre danois des causes de décès. Cette étude visait à déterminer si "la réduction de 25% de mortalité par cancer du sein qui avait été observée à Copenhague suite à l'introduction du dépistage par mammographie était effectivement due au dépistage". Dans leur conclusion, les auteurs écrivent "avoir été incapables de trouver un effet du programme danois de dépistage sur la mortalité par cancer du sein. Les réductions dans la mortalité par cancer du sein que nous avons observées dans les régions avec un programme de dépistage sont similaires ou inférieures à celles des zones sans dépistage et dans des groupes d'âge trop jeune pour bénéficier du dépistage; elles sont probablement mieux expliquées par des modifications des facteurs de risques et des progrès thérapeutiques que par les mammographies de dépistage" (voir Reuters, le Globe and Mail et le blog HealthNewsReview).
  • Dans BJOG: International Journal of Obstetrics and Gynaecology, une équipe internationale publie les résultats d'une étude qui, menée à partir du programme britannique de dépistage du cancer du col de l'utérus, vise à évaluer l'intérêt d'"un test de recherche du papillomavirus humain pour la prise en charge de femmes pour lesquelles un frottis a donné un résultat de bas grade". Selon le résumé de Cancer Research UK, "ce test ne contribue probablement pas à l'identification de femmes à risque."
  • Dans European Journal of Cancer Prevention, une équipe néerlandaise publie une étude sur l'évolution du taux d'adhésion au programme national de dépistage du cancer du sein par les femmes migrantes entre 1997 et 2008.